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Solder le passé, pour préparer l'avenir

Mercredi 11 mai, Alain Juppé publiait son nouveau livre-programme sur l’économie : Cinq ans pour l’emploi chez JC Lattès. 

Très attendu, ce livre, par son sérieux et son extrême précision, a pris à rebours un certain nombre de ses adversaires. 

Comme l’indique La Croix : « Alain Juppé a pris son temps mais a fait mentir ses rivaux comme François Fillon, qui l’accusait de ne pas avoir « un programme aussi carré » que le sien. ». En effet, comme l’évoque Dominique Seux dans son « Edito éco » sur France Inter, Alain Juppé « détaille vraiment beaucoup son projet. Il est le premier à publier des dizaines de pages techniques et très précises ».

Le Monde le souligne, le maire de Bordeaux se pose « en réformateur déterminé, qui n'hésitera pas à engager les mesures nécessaires pour redresser le pays ». C’est pourquoi Alain Juppé « attaque simultanément sur trois fronts: marché du travail, coût du travail et fiscalité des entreprises ». L’objectif est clair, remettre les entreprises au cœur de la création d’emploi.

Pour atteindre ce but, le candidat développe de nombreuses mesures qui permettront d’assurer leur stabilité et leur compétitivité. Par exemple, sur le coût du travail, « il fait le choix du 0 charge sur le SMIC (en basculant notamment les quelque 20 milliards du CICE en baisse directe de charges) puis d’une dégressivité jusqu’à 1,8 SMIC. Mais il choisit aussi – ce qui touchera tous les niveaux de salaire – de réduire, à hauteur de 10 milliards, les cotisations famille. Une mesure qu’il finance notamment par une hausse de 1 point du taux de la TVA. » résume les Echos.

La priorité est également donnée à l’investissement. Comme Alain Juppé le rappelle dans une interview aux Echos : « Il faudra engager la baisse des charges des entreprises, réorienter l’épargne des Français vers l’investissement productif et lever les obstacles à l’embauche. La priorité absolue, c’est l’emploi. Ainsi, j’assume des baisses de prélèvements ciblées en majeure partie sur les entreprises. ». Qualifiée de mesure choc par iTele, la suppression de l’ISF, « un impôt injuste, qui fait fuir l’argent des Français et les incite à investir ailleurs » selon Alain Juppé, sera une nécessité.

D’autres « déclics de confiance immédiats » seront mis en œuvre tels que le CDI sécurisé, le plafonnement des indemnités prudhommales, le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur, et, bien sûr, la sortie des 35h. C’est aussi sur le terrain de la fiscalité que le maire de Bordeaux lance une offensive : « j’engagerai très vite la réduction du taux d’impôt sur les sociétés, pour revenir à 30% d’ici à 2022. On ne va pas rester à 38% quand la moyenne européenne se situe à 22% ! ». En ce qui concerne les familles, « qui ont subi un véritable démantèlement de la politique familiale depuis 2012, elles bénéficieront d’une hausse significative du plafond du quotient familial, à 2.500 euros par demi-part. »

Au total, ce sont 85 milliards d’euros d’économies qui sont prévues, celles-ci permettront non seulement d’atteindre l’équilibre structurel, mais aussi de financer les 28 milliards d’euros de baisses d’impôts. Pour cela, « l’âge de départ à la retraite sera relevé à 65 ans et les retraites seront alignées dans le public et le privé. Tout fonctionnaire embauché à partir de 2018 sera rattaché aux régimes de retraites du privé »   et « le nombre de fonctionnaires diminuera de 250.000 à 300.000. » précise le Figaro. Deux mesures phares qui, parmi d’autres, permettront des économies considérables. 

Comme le rappelle Dominique Seux, « il ne sert à rien de draguer les électeurs avec des douceurs et des berceuses. Ils n’y croient plus ». Alain Juppé l’a compris, « son projet est libéral, pro-entreprise, et ne brosse ni les électeurs, ni les contribuables dans le sens du poil » souligne l’économiste.

Dans Cinq ans pour l’emploi, Alain Juppé accorde également une grande place à la méthode qui sera utilisée lors de son quinquennat s’il est élu : « nous nous donnerons six mois pour mettre en œuvre la dizaine d’ordonnances que nous sommes déjà en train de préparer. Nous gouvernerons aussi avec des ministres stables - entre 10 et 15, pas plus - qui seront les patrons de leur administration et pas de gentils organisateurs de sorties dominicales. Ils devront, sur le modèle anglais, rendre compte régulièrement. »

Un vrai changement de modèle donc, mais qui pour autant ne cherche pas « à casser la baraque », ce qui n’aurait aucun sens.

Invité mercredi sur TF1 lors du journal de 20h, Alain Juppé l’a répété : « Le plein emploi, c’est possible. C’est toute la philosophie et toute l’action de mon projet. » La jeunesse est placée au cœur de cette mission : « si je veux réduire la dépense publique, c’est parce que je ne veux pas laisser une dette écrasante à nos jeunes » insiste le candidat face à Gilles Bouleau.

Changer de paradigme, remettre l’entreprise au centre de la politique de l’emploi, redonner du souffle aux investissements et à l’innovation, créer les conditions de la stabilité et de la visibilité, rendre confiance à la jeunesse, voici le cap ambitieux et courageux que Alain Juppé s’est fixé.