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Merci à vous tous qui m'avez soutenu

J’ai été ministre délégué au Budget de 1986 à 1988, ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995, Premier ministre de 1995 à 1997, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables en 2007, ministre de la Défense en 2010-2011, et à nouveau ministre des Affaires étrangères en 2011-2012.

J’ai le plus grand respect pour ceux qui ne sont pas ambitieux.

Chacun trouve sa voie en ce monde et le désintéressement, la modestie ou la recherche du seul bonheur personnel en sont une. Mais je comprends mal, à l’inverse, que l’on considère l’ambition comme un défaut. Elle nous fait progresser, individuellement et en tant que groupe. Et quand elle se confond avec celle que l’on a pour son pays, qui trouverait à y redire ?

Travailler au plus haut niveau, avoir non seulement la conviction que telle ou telle mesure s’impose mais aussi le pouvoir de la proposer et de la mettre en œuvre : c’est ce que j’ai voulu. Je suis fier de l’avoir fait et fier de ce qui a été fait, même si j’ai conscience aussi des erreurs personnelles, des erreurs de communication. Des erreurs politiques.

1986-1988 : stabilisation de la dépense publique et rétablissement de la confiance des milieux économiques ; mais perte de la bataille de la communication et de l’opinion.

« J’ai été pendant deux belles années l’un des quatre directeurs qu’Alain Juppé avait sous son autorité de Ministre Délégué au Budget. J’ai bien compris son fonctionnement : confiance dans les personnes qu’il avait choisies, orientations précises et claires, soutien et encouragements inlassables, et aussi exigence de résultats. Il était proche des gens, très à l’aise avec les douaniers de terrain, attentif aux petites choses.

Le voilà décorant une jeune contrôleuse des douanes auteur d’une prise mémorable de cocaïne à Roissy.

Nous avons inlassablement réformé : suppression de millions déclarations annuelles et d’arrêts inutiles en douanes, recentrage sur les contrôles de terrain, développement du renseignement…Et les résultats sont venus rapidement. La France a besoin d’une Administration loyale, sûre, efficace. Il faut savoir la diriger à tous les niveaux de l’Etat pour qu’elle soit à la hauteur de ce que souhaitent les Français. » - Jean W.

Quai d’Orsay, de 1993 à 1995 : bonheur d’être aux commandes de la présence et de l’influence françaises dans le monde, défense de l’exception culturelle, lutte contre la passivité de la communauté internationale en ex-Yougoslavie, fierté enfin, malgré les tentatives de falsification historique, de l’action de l’armée française au Rwanda qui a sauvé tant de vies. Matignon, bien sûr, qui mérite d’être traité à part.

« Alain Juppé pour moi c’est la grande époque du RPR aux côtés de Jacques Chirac. Militant engagé et responsable au sein d’une circonscription, j’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, et j’avoue avoir été étonné de son accessibilité, de sa simplicité et de sa chaleur humaine. Toujours est-il que depuis 1995 je suis et reste un “Juppéiste” convaincu et, sans refaire l’histoire, si les Français l’avaient écouté et compris en 96 au lieu de descendre dans la rue, le problème des retraites serait aujourd’hui derrière nous ! C’est aujourd’hui le seul véritable homme d’Etat qui est en capacité de diriger notre pays et de nous donner confiance en l’avenir. A la dissolution du RPR, j’avais pourtant bien juré ne plus m’investir en politique ! Mais avec un candidat comme Alain Juppé, comment ne pas vouloir donner le meilleur de soi-même. »

- Jean-Marc A.

Et l’Ecologie ! Rêve, si vite brisé, de mettre en cohérence, au cœur de l’action publique, les nécessités économiques et d’aménagement du territoire avec les exigences environnementales. Et la Défense, et à nouveau les Affaires étrangères.

Oui, l’ambition. L’ambition de servir. Une ambition toujours intacte.