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Merci à vous tous qui m'avez soutenu

L'UMP est créée le 17 novembre 2002. J’en suis le président jusqu’en 2004.

Ce qu’on appelle « la droite et le centre » a longtemps consisté en un ensemble de partis et de mouvements dont les différences semblaient difficilement surmontables.

En trente ans, trois changements essentiels sont intervenus.

Nous avons d’abord appris à travailler ensemble, dans l’opposition et au gouvernement. En tant que secrétaire général, puis président du RPR, j’ai appris à connaître et à apprécier mes partenaires, j’ai vécu ce travail en commun, j’en ai été un ardent défenseur.

Photo envoyée par Marc K.

L’effondrement du bloc soviétique, la mondialisation et les nouveaux défis qui se posent à la société française, ensuite, ont fait évoluer nos projets ; sur la politique étrangère, le projet européen ou le rôle de l’État dans l’économie, la droite et le centre sont d’accord sur l’essentiel.

La montée des extrémismes, enfin, crée une nouvelle donne. Entre la gauche et un Front National, les divisions d’antan, les querelles de personnes et les égoïsmes partisans sont désormais suicidaires.

En 2001, l’électorat ne comprenait déjà plus ces divisions. L’union était réalisée, dans les esprits et dans les urnes. Seuls les appareils politiques freinaient encore un rapprochement que je soutenais de toutes mes forces. Le choc du premier tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002, permettra à Jacques Chirac d’imposer, deux jours après, la création de l’UMP. J’en serai élu président lors du congrès fondateur le 17 novembre 2002 au Bourget.

Construire un grand parti de gouvernement, faire travailler ensemble des gens qui avaient des habitudes et des cultures politiques différentes, jeter les bases des victoires futures. Ne pas animer un fan-club pour le dirigeant du moment, mais fonder pour l’avenir. Ces deux années auront été une entreprise passionnante, et je suis fier de l’avoir menée à bien. Fier d’avoir su rassembler.

Des sensibilités subsistent, et c’est bien. Le rassemblement national et la justice sociale, l’encouragement de l’initiative, l’Europe, l’humanisme, la laïcité, étaient des idées plutôt gaullistes, ou libérales, centristes, démocrates-chrétiennes, radicales.

Elles sont désormais l’héritage commun de notre famille politique. Et au-delà, de tous les Français qui peuvent s’y retrouver.