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Propositions d'Alain Juppé pour la jeunesse

Découvrez les propositions d'Alain Juppé pour la jeunesse, présentées lors de son grand meeting jeunes ce samedi 8 octobre :

 

 

Education, enseignement supérieur et formation :

  • Évaluer de manière régulière et performante, afin de prévenir le décrochage scolaire. Six mois avant la fin de chaque cycle, une évaluation sera réalisée pour apprécier les progrès des élèves et identifier leurs lacunes. Ceux qui en ont besoin bénéficieront de séances personnalisées, intensives, d’une ou plusieurs semaines pour atteindre le niveau attendu.

  • Faire confiance aux solutions qui marchent et les promouvoir à plus grande échelle pour aider ceux qui ont quitté l’école (les écoles de la seconde chance, les programmes de l’EPIDE, l’apprentissage etc.).

  • Mettre l’orientation au service de la qualification et de l’emploi.

    • Instaurer un rendez-vous semestriel entre les parents et l’équipe pédagogique pour prévenir un décrochage éventuel et assurer une information régulière sur les orientations envisageables.

    • Mettre en place des enseignements d’exploration dédiés au monde professionnel en partenariat avec les entreprises et les acteurs de la société civile. L’objectif est d’ouvrir progressivement les élèves sur le monde professionnel, au travers de témoignages de professionnels puis de collaborations plus concrètes avec eux.

  • Assurer une meilleure orientation en premier cycle.

    • Prévoir, dès la Première, un exercice d’affectation APB « à blanc » qui permette à l’élève de tester l’adéquation de ses vœux et de son projet professionnel.

    • Mettre en place un entretien d’orientation personnalisé et systématique pour chaque lycéen pendant le premier trimestre de terminale.

    • Développer un portail national de description des métiers.

    • Réaménager le portail APB pour adapter son fonctionnement aux choix des élèves et à leur évolution. Une diversité de critères doit être retenue par les lycées et les universités pour les propositions d’orientation : excellence scolaire mais aussi projet professionnel, compétences manifestées hors du cadre scolaire, diversité des profils etc.

    • Construire un outil numérique (big data) d’aide à l’orientation, permettant de mieux diagnostiquer les compétences des élèves et leurs chances de suivre certaines filières avec succès.

    • Rendre plus systématique l’orientation des bacheliers technologiques, voire certains bacheliers professionnels, vers des filières d’excellence, offrant un taux d’insertion très élevé.

    • Encourager, à travers le contrat quinquennal, la création de filières dites « de réussite » dans les universités, permettant la mise à niveau ou la réadaptation des élèves qui, désireux de suivre une filière universitaire, ne disposent pas des bases académiques suffisantes.

    • Développer la relation lycéen-étudiant en proposant que l’élève soit mis en contact avec un ou plusieurs étudiants dont le programme d’études correspond aux vœux exprimés par ce dernier.

    • Evaluer l’assiduité des étudiants et renvoyer vers les services sociaux des universités les étudiants non assidus aux cours ou examens, avant une éventuelle décision d’exclusion.

    • Prévoir au début de la troisième année de Licence, un nouvel entretien avec l’étudiant pour un point de sa scolarité et préparer son éventuel Master.

  • Mettre fin à la sélection par l’échec dans l’enseignement supérieur. Il s’agira de renforcer l’orientation à l’entrée de l’enseignement supérieur, afin de mettre un terme à l’échec de masse en licence. Des places seront réservées aux bacheliers technologiques et à quelques bacheliers professionnels dans les BTS et les DUT. 

  • Généraliser la sélection dès le M1 pour l’entrée en Master.

    • Autoriser, après clarification juridique propre, l’ensemble des formations, et pas seulement celles qui ont fait l’objet d’une liste limitative, à pratiquer une sélection dès le M1 et non plus seulement en M2.

    • Mettre l’accent sur la formation tout au long de la vie et la VAE qui doivent devenir une voie privilégiée d’accès au Master.

    • Assurer, à terme, que tous les titres et diplômes de niveau Master soient accessibles par les quatre voies de formation : formation initiale, continue, en alternance et validation des acquis de l’expérience (VAE).

  • Mettre en place des conditions de travail excellentes pour les étudiants.

    • Lancer un second « Plan Campus » pour faire évoluer le patrimoine des universités qui n’avaient pas bénéficié du premier.

    • Intégrer au plan campus un volet consacré au « design numérique » pour développer des espaces de vie étudiante regroupant des services diversifiés: espace de travail collectif, journaux, multimédia, restauration légère.

    • Systématiser les structures d’incubation et de promotion de l’entrepreneuriat (clubs d’entrepreneurs, junior entreprises etc.) au sein des établissements.

  • Favoriser l'inclusion d'une année à l'étranger dans le cadre des études supérieures dans la majorité des parcours universitaires. Il s’agit de favoriser l'émergence des stages ou des échanges à l'étranger par un soutien méthodologique aux universités. Le séjour à l’étranger, lorsqu’il est approuvé par l’université, donne droit à des crédits ECTS pour les élèves.



Emploi : 

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  • Harmoniser l'apprentissage et les contrats de professionnalisation afin de doper et simplifier l'alternance.

  • Dynamiser l’apprentissage et en faire une filière d’excellence de premier plan pour tous les niveaux de qualification en agissant sur les principaux verrous qui limitent aujourd’hui son développement : le verrou culturel, le verrou organisationnel, le verrou réglementaire, le verrou financier.

    • Confier l’enseignement professionnel aux régions, aux côtés de l’apprentissage.

    • Rapprocher l’enseignement professionnel et l’apprentissage sur le modèle de l’apprentissage, avoir une offre de formation dans les lycées professionnels beaucoup plus réactive aux besoins de l’économie et développer la création de CFA dans les lycées professionnels.

    • Mieux adapter les formations aux besoins des entreprises et réduire le nombre de CAP et de bacs pros.

    • Réduire substantiellement le coût de l’alternance pour les entreprises et stabiliser les aides.

    • Valoriser l’apprentissage dans l’attribution des marchés publics.

  • Encourager la création d’entreprises par les jeunes.
    • Améliorer la communication sur la création d’entreprise auprès des jeunes dans les établissements d’enseignement, dans les centres d’accueil de Pôle emploi, dans les mairies, etc.
    • Valoriser les mesures proposées pour les jeunes entreprises et prolonger le statut de « jeune entreprise » pour les jeunes entrepreneurs.
    • Encourager davantage les familles, qui souhaitent transmettre du patrimoine aux jeunes générations, pour les aider à démarrer dans la vie, à créer un foyer, à entreprendre. Pour cela, permettre aux parents de faire don dans la limite de 150 000 euros tous les dix ans à ses enfants avant que ceux-ci aient atteint l’âge de 40 ans. 
  • Faciliter l’installation des jeunes agriculteurs notamment en actualisant le cadre juridique et réglementaire du métier d’agriculteur pour faire correspondre leur statut aux nouvelles réalités agricoles, mais également mieux mobiliser les capitaux nécessaires à l’investissement, mieux protéger les patrimoines personnels, mieux assurer la mise en commun des moyens, et faciliter les transmissions et successions. Ce statut plus ouvert doit enfin permettre aux exploitations agricoles pluriactives - mêlant production, tourisme ou encore vente directe - de ne pas être soumises à plusieurs statuts et régimes sociaux ou fiscaux.

  • S'appuyer sur l'enseignement agricole pour accompagner l'installation des jeunes dans l'agriculture, mais également le développement des emplois dans l'agroalimentaire, la forêt et plus généralement dans les secteurs liés à la nature. Renforcer l'élaboration d'objectifs partagés entre les établissements d'enseignement et les organisations professionnelles concernées.



Logement :

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  • Renforcer l’offre de logements étudiants.

    • Mener une politique de l’offre incluant le développement de logements dits intermédiaires dans les zones tendues en supprimant les freins au retour des institutionnels et en développant l’investissement des particuliers sur ce segment.

    • Il faut davantage associer les jeunes à la définition des politiques du logement et augmenter leur représentativité dans les instances chargées des politiques locales de l’habitat.

  • Rétablir un accès plus juste à un logement à prix raisonnable pour les jeunes.

    • Organiser un accès plus juste au logement social par le développement d’une offre de logements sociaux en colocation en particulier dans les territoires.

    • Faire connaître auprès des bailleurs et des jeunes, la caution solidaire Visale, dispositif mis en place par Action Logement, qui apporte une caution à tous les jeunes de moins de 30 ans.

  • Instaurer un véritable statut pour la colocation pour mettre fin à une complexité et à une instabilité que tous les jeunes connaissent. La colocation est devenue un mode d’habiter choisi en accord avec l’évolution de nos modes de vies. Il faut donc lui donner les moyens de s’exprimer pleinement et sereinement.

 

  • Favoriser l’émergence du logement intergénérationnel.

    • Dynamiser les formes de logements intergénérationnelles en proposant cette formule aux jeunes dans tous les dispositifs de droit au logement ou d'aide au logement.

    • Présenter un contrat type de logement intergénérationnel de droit privé pour réglementer de façon uniforme les offres et mettre en place une plateforme numérique dédiée.


Santé :

  • Lutter contre les inégalités dont souffrent les jeunes (obésité, problèmes bucco-dentaires...) grâce à des programmes de santé publique adaptés.

  • Mettre en place un programme d’amélioration de la santé des jeunes.

    • Renforcer les liens des jeunes avec les professionnels de santé en ville.

    • Mettre en œuvre des actions en faveur de la santé des jeunes en situation de précarité. 

  • Supprimer la cotisation de sécurité sociale des étudiants.

  • Céer une nouvelle médecine qui intéresse et motive les jeunes en prenant en compte les évolutions technologiques et sociétales. L’intégration des nouvelles technologies et de la révolution « e- santé » permet de penser d’une manière renouvelée les métiers de santé.

  • Poursuivre l’évolution de la formation des futurs professionnels de santé.

    • Envisager une sélection sur dossier des étudiants admis en première année commune aux études de santé (PACES) pour éviter l’injustice des tirages au sort, et développer les passerelles vers d’autres métiers.

    • Renforcer l’enseignement sur la relation avec la personne bien portante ou malade, sur la prise de décision, ainsi que sur les nouvelles technologies.

    • Intégrer davantage la prévention, les nouvelles technologies dans les programmes des études des professions de santé.

    • S’assurer de la maîtrise de la langue française par les étudiants étrangers qui, ayant effectué leur second cycle à l’étranger, se présentent à l’examen classant du 3e cycle des études de médecine, et renforcer l’apprentissage des langues étrangères par les futurs médecins et autres professionnels de santé.

    • Encourager l’installation des jeunes médecins en libéral par la promotion du compagnonnage entre un médecin libéral et un étudiant, la mise ne place pour tous les étudiants et les internes de spécialités des stages en ambulatoire, ainsi que leur accueil par les médecins, généralistes ou spécialistes.

  • Permettre un financement des études médicales par l’attribution de bourses aux futurs médecins en contrepartie d’une installation dirigée pendant une durée déterminée.

  • Renforcer l’attractivité des territoires pour les jeunes professionnels de santé, médecins et non-médecine. Pour lutter contre les déserts médicaux tout en respectant la liberté d’installation un panel de solution sont à développer : bourses d’étude en contrepartie d’une installation dirigée, aides des collectivités locales, négociations avec les médecins sur la façon dont leur départ en retraite peut être mieux prévu et dans des conditions plus favorables pour eux afin de faciliter leur remplacement, adapter les forfaits structure et coordination des soins dans les zones sous-denses, renforcer la déclinaison régionale des filières offertes à l’issue de l’internat.



Culture :

  • Intégrer dans les apprentissages fondamentaux un parcours culturel reposant sur trois piliers : l’enseignement de l’histoire des arts et l’éducation à l’image, la rencontre avec les artistes et les œuvres, et l’apprentissage d’une pratique artistique. Sanctionner ces apprentissages dans la certification du socle commun qui doit être maîtrisé par tous les jeunes Français à l’issue de leur scolarité obligatoire.

  • Favoriser l’articulation entre le monde scolaire et le monde culturel, d’une part en améliorant l’organisation des échanges et partenariats avec les orchestres, les formations musicales, les lieux de théâtre pour que des rencontres aient lieu et que les artistes interviennent au sein des établissements scolaires, d’autre part, en accompagnant les établissements scolaires, qui se verront confier l’organisation de la dotation horaire globale des enseignements, afin qu’ils disposent d’outils pour mieux assurer la présence de l’éducation artistique et culturelle (EAC) à l’école et dans le champ des activités périscolaires. 

  • Engager un plan de formation des enseignants en matière d’EAC, associé à la création d’un CAPES et d’une agrégation d’histoire des arts. L’objectif est de former les enseignants et de mieux intégrer l’histoire des arts, en particulier, dans les cours d’arts plastiques au collège et dans les programmes d’histoire au lycée.



Numérique :

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  • Adapter l’éducation à l’ère du numérique.

    • Introduire des cours de programmation à l’école, rendre l’élève « acteur » en cours (créations de sites web, analyse de data etc.) et encourager le travail de manière collaborative.

    • Développer la capacité « d’apprendre à apprendre », le sens de l’initiative, la culture du pitch.

    • Systématiser les interventions des acteurs du numérique en collège et lycée et encourager la création de « junior start-ups » au lycée.

    • Sensibiliser les enfants aux métiers du numérique en portant une attention particulière aux jeunes filles.

    • Renforcer les liens entre monde universitaire et écosystème entrepreneurial : mise en place de modules « entrepreneuriat », facilitation de stages, hébergement d’incubateurs, etc.

  • Favoriser l’utilisation de MOOCs dès le primaire. Sur le même format que FUN, où les cours y sont ajoutés par les professionnels et établissements d’enseignement supérieur, les cours destinés aux élèves les plus jeunes doivent être proposés par des personnes qualifiées.



Engagement et citoyenneté :

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  • Créer d’un conseil de la jeunesse rattaché au Président de la République.

    • Il s’agit de mettre en place une instance de participation des jeunes qui permette au Président de la République de consulter les jeunes de France sur des thèmes variés.

    • Ce Conseil devra également disposer d’une visibilité au sein de la société française afin de faire entendre la voix des jeunes de France et mettre à l’agenda politique des sujets qui touchent la jeunesse.

  • Encourager la possibilité offerte aux jeunes d’effectuer un service militaire volontaire, sans pour autant imposer aux armées d’incorporer un nombre considérable de jeunes qui ne serait pas compatible avec le fonctionnement de l’armée de métier.