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Merci à vous tous qui m'avez soutenu

J’ai été condamné, en décembre 2004, pour prise illégale d'intérêts. J’ai enseigné au Québec en 2005-2006.

Il fut une époque où, en l’absence de toute règle et dans le silence de la loi, les partis « s’arrangeaient » pour fonctionner. Je ne fus pas suffisamment attentif, ni ne pris assez tôt les mesures pour mettre fin à cette situation quand j’en héritais. J’ai dû assumer cette responsabilité collective. Point. Rien d’autre à ajouter.

Il se trouvera pourtant toujours quelqu’un pour faire argument politique de cet épisode. Quelquefois brutalement. À mots couverts, le plus souvent. C’est ainsi. On comprendra que, de mon côté, j’en parle peu, et seulement quand je le dois. Pour qui a consacré sa vie à la chose publique, être déclaré indigne d’être élu, même momentanément, est un traumatisme.

« C'est évidemment par les médias comme de nombreux Français que j'ai fait la connaissance d'Alain Juppé et c'est d'emblée que je fus séduit par cet homme charismatique, très intelligent, élégant et, aussi curieux que cela puisse paraître, où j'ai pu remarquer dans ses attitudes une profonde humanité : il avait tout, pour moi, d'un grand président dont nous avons besoin.

Et c'est encore grâce aux médias que je fus navré pour lui de le voir si touché (et on le comprend) par sa condamnation pour les emplois fictifs ; mon sang ne fit alors qu'un tour et je décidais de lui écrire pour lui témoigner toute ma sympathie et mon admiration, le conseillant de tenir bon. Il me répondit chaleureusement personnellement ce qui ne manqua pas de me toucher à mon tour. » - Ivan S.

Partir, pour se reconstruire. Vivre dans un anonymat relatif, vivre simplement en famille, vivre plus intensément ensemble. Retrouver le plaisir d’enseigner, d’échanger sur l’histoire, l’économie et la mondialisation avec des jeunes du Canada et du monde entier.

Je dois énormément au Québec, et pas seulement de m’avoir accueilli.

Je lui dois un regard neuf sur le monde et sur les défis de la globalisation. Une sensibilité – bien tard éclose diront certains, mais d’autant plus aigüe – aux enjeux environnementaux. Un regard renouvelé, aussi, sur la France : la distance ramène certains de nos débats internes à leur juste valeur, qui est quelquefois dérisoire, mais on y ressent plus fort l’amour de son pays, parce qu’il manque.

Nous aurions tant de leçons à prendre des Québécois : leur ouverture sur le monde et leur modernité en même temps que la fierté de leur identité et de leur - notre ! – langue. « Identité nationale » n’est pas un gros mot, ni un signe de repli de soi, ou de rejet des autres, ou de refus d’appartenance à des ensembles plus vastes : le Québec et le Canada en témoignent chaque jour.

J’en suis revenu plus fier d’être français, plus assuré des chances de la France, plus confiant dans les énergies, l’enthousiasme et la créativité qu’il y a chez les Français et qui ne demandent qu’à être libérés.

« En 2005, j’ai eu le plaisir de côtoyer pendant une année Monsieur Alain Juppé lorsqu’il s’est établi au Canada et plus précisément à Montréal.

Dans la plus grande simplicité, Alain Juppé a enseigné à l’École Nationale d’Administration Publique (ENAP) en parcourant dynamiquement les campus de Montréal et de Hull.

J’ai rencontré un homme sensible, timide et meurtri par la violence politique en France. J’ai été désorienté par tant de simplicité. A l’époque, il m’a donné de très bons conseils pour ma carrière professionnelle ainsi que la piqure pour l’international, et quelques années plus tard, j’ai intégré le ministère des Affaires étrangères du Canada.

En 2014, je me suis engagé en politique en présentant une liste de soutien à Alain Juppé aux élections consulaires au Canada. En 2015, j’ai eu le plaisir d’être nommé président d’un Comité de soutien au Canada et à l’heure actuelle, nous disposons d’une centaine de sympathisants.

Nous pensons qu’Alain Juppé est le seul homme en France qui sera capable de redresser la situation. »

- Philippe A.