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Merci à vous tous qui m'avez soutenu

Jean-Pierre Raffarin rejoint Alain Juppé

Pourquoi soutenez-vous Alain Juppé ? Pourquoi maintenant ?

Face à l’échec du quinquennat de François Hollande sur l’exemplarité, l’emploi, l’économie, la ruralité, l’avenir de nos territoires... pour diriger la France, il faudra quelqu’un à la fois fort et tempéré, réformateur et expérimenté.

Alain Juppé a ces qualités. Il a la conscience de ces enjeux et de la gravité de la situation de notre pays. Les Français le connaissent depuis longtemps, ils apprécient son sens de l’État et ses qualités d’intelligence et de modération. La colère exprimée par le vote Front national est une menace pour notre famille politique, elle n’est pas certaine de pouvoir se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle.

Alain Juppé peut rassembler dès le premier tour les Français, assurer la défense de nos valeurs humanistes et proposer un projet ambitieux au-delà des clivages partisans. Je lui apporte mon soutien aujourd’hui car les Français ont besoin d’être rassemblés et de retrouver confiance dans l’avenir.

Vous avez été l'un des fondateurs de l’UMP et vous avez quitté la présidence du Conseil national des Républicains aujourd’hui. Comment jugez-vous l’état de l’opposition ?

J’ai participé avec Alain Juppé à la création de l’UMP en 2002, pour rassembler autour de Jacques Chirac la droite et le centre autour d’un certain nombre de valeurs communes : la liberté, un État réformé avec une autorité réaffirmée, une ouverture sur l’Europe et le Monde, une priorité donnée aux initiatives territoriales et entrepreneuriales… J’ai regretté les ferments de division de l’UMP en 2013. Les primaires vont nous donner la possibilité de débattre, de choisir démocratiquement notre candidat et de nous donner toutes les chances d’arriver en tête pour le 1er tour de l’élection présidentielle de 2017. Cette élection sera fondamentale pour notre avenir ; le rassemblement une fois notre candidat désigné sera la clé de la qualification pour le 2nd tour de l’élection présidentielle.

C’est peut-être la dernière chance qui nous est laissée avant que les Français ne tournent définitivement le dos aux grandes formations républicaines. J’ai connu l’élection présidentielle de 2002 et déjà la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Nous sommes au bout d’un système où la politique ne peut plus faire de promesses inconsidérées. Nous n’avons pas le droit de nous diviser ni de décevoir, l’efficacité politique devra être au cœur de notre projet. Alain Juppé peut être le candidat de ce rassemblement, celui qui aura le courage de dire la vérité des mesures à prendre et des procédures à mettre en place.

Vous êtes le président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat. Quel regard portez-vous sur la situation internationale et sur les menaces terroristes que nous connaissons ?

Pendant trop longtemps, nous avons cru qu’il était possible de réduire nos capacités de défense et d’ignorer les risques liés à la montée du radicalisme islamique. Nous devons aujourd’hui renforcer nos capacités d’action et de renseignement. Je suis particulièrement préoccupé par la situation des pays du sud de la Méditerranée dont nous sommes si proches. Nous devons renforcer notre rôle en Libye pour protéger la jeune démocratie tunisienne aujourd’hui fragilisée. C’est un enjeu fondamental à la fois pour notre sécurité et pour juguler la crise des migrants.

Après son déplacement réussi à Alger, je sais qu’Alain Juppé souhaite maintenant rencontrer les autorités tunisiennes pour évoquer la situation dans cette région. Je suis également très attaché au couple franco-allemand en Europe, notre relation avec l’Allemagne doit être renforcée. Je crois également à la nécessité de renforcer nos relations avec la Chine et l’Inde. Je proposerai à Alain Juppé d’aller dans ces deux pays « continents» qui constituent une des clés de l’avenir de notre économie.

Ma démarche est celle d’un homme libre et désintéressé. Je ne demande rien d’autre que le sursaut de notre pays. Nous sommes nombreux auprès d’Alain Juppé à préférer la France à la politique, à vouloir que la réforme promise devienne possible et efficace pour préparer la France de demain.