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Merci à vous tous qui m'avez soutenu

Comment allez-vous financer la proposition d'augmentation des salaires dans le premier degré ? Et celle concernant le recrutement d’enseignants pour les maternelles et le CP ?

Réponse

Notre structure de dépense est déséquilibrée. La France dépense en moyenne plus que les pays de l'OCDE sur le second degré (collège et lycée), de l'ordre de 20 % de plus que la moyenne des pays de l'OCDE. Et nous dépensons moins que la moyenne de l'OCDE sur le primaire, qui est un l'échelon où se joue la trajectoire scolaire de l'enfant.

Les marges de manœuvre seront réduites, nous le savons, car la France devra baisser résolument ses dépenses publiques pour gagner en compétitivité. Je propose, s'agissant de l'éducation nationale, dont j'ai fait une de mes priorités, de maintenir un budget constant. Ceci implique de financer les mesures nouvelles par des redéploiements internes. Précisons qu'il s'agit de redéploiements de moyens, et pas de changer l'affectation des enseignants actuels du collège ou lycée vers le primaire !

Ayons une idée des grandeurs de ce dont nous parlons : le budget de l’éducation nationale se monte à 65 milliards d’Euros.

Les objections qui sont faites, sur la soi-disant impossibilité de redéployer des dépenses existantes, ne tiennent pas à l'examen.

Les mesures de redéploiements, vous les connaissez, elles sont largement abordées par la Cour des Comptes dans son dernier rapport. Par exemple, la simplification (et pas la suppression générale, qui n'a aucun sens) du système d'options, avec potentiellement 200 Millions d'Euros d'économies dans la durée ;

Le bac coûterait, dans son organisation actuelle, de l’ordre d’1,5 milliard d’euros selon certaines estimations. Je ne crois pas à sa suppression dans sa forme actuelle, même si je crois souhaitable de diminuer le nombre d’épreuves pour en réduire le coût.

La gestion en termes de ressources humaines : une gestion plus efficace des remplacements  et une meilleure adéquation entre l’expérience des enseignants et le profil de leurs classes

Je souhaite aussi aborder la question de l’alignement de la durée du nombre d'heures passées au collège et au lycée sur la moyenne des pays de l’OCDE (-10%), et ceci représenterait 2 milliards d’économies.

Nous avons des marges de manœuvre, sans dégrader l'efficacité de la scolarité des élèves (et même en l'améliorant) et en améliorant les conditions de travail des enseignants. Encore faut-il avoir la volonté de faire des choix.