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Merci à vous tous qui m'avez soutenu

Quand on prétend aux plus hautes fonctions de l'État au service des Français, il est normal qu’ils veuillent en savoir un peu plus sur vous.

Je l’accepte, mais cela ne signifie pas que je me prête avec bonheur à cet exercice. Certains aiment s’exposer.

Ils tiennent à parler de ce qu’ils aiment et de ce qui les insupporte, à évoquer les amours qu’ils vivent, et à informer le pays des livres qu’ils ont lus, des musiques qu’ils écoutent et de leurs plats préférés.

Je me garde bien de les critiquer : il m’est arrivé, moi aussi, de céder à la nécessité politique ou à la pression médiatique. Mais j’appartiens incontestablement à la catégorie de ceux qui y prennent le moins de plaisir et qui en ressentent moins le besoin.

On n’est pas obligé d’y voir de la froideur. On peut appeler ça de la pudeur, si on veut.

Est-ce si important que l’on sache que j’aime la cuisine de terroir et les bons vins, courir au petit matin sur les bords du lac d’Hossegor ou relire les pages lumineuses de Jacqueline de Romilly sur la modernité de la Grèce antique ?

Et de mes proches, de ceux que j’aime et qui m’aiment, je ne veux rien dire d’autre que : merci.

Merci à ceux qui m’ont accompagné dans les Landes, à Paris, à Bordeaux et ailleurs. Merci à celles et à ceux qui ont travaillé avec moi. Merci aux anciens du Lycée Victor-Duruy, que je retrouvais chaque année pour des virées mémorables dans les Pyrénées. Merci à tous ceux que je ne peux citer mais qui, tous, ont contribué à faire de moi ce que je suis.

Merci à mes parents, trop tôt disparus.

Merci à Christine, à Isabelle, qui ont tant partagé et tant accepté. Merci à Laurent, à Marion et à Clara, qui ont trouvé le bonheur loin de la politique ; et à mes petits-enfants, d’exister.

Alors que je m’engage dans un nouveau combat, et le plus important de tous ceux que j’ai menés, je mesure la chance formidable de vous avoir connus.

Grâce à vous tous, je suis prêt.