Menu
Merci à vous tous qui m'avez soutenu

« Alain Juppé nous redonne espoir en l'avenir »

3 questions à Matthieu Ellerbach, responsable national des Jeunes avec Juppé

 

Alain Juppé à Chatou a adressé un message particulier à la jeunesse en expliquant notamment qu'elle était porteuse de joie de vivre, d'invention et de refus des préjugés. Est-ce que vous sentez les jeunes prêts à prendre leur place dans cette campagne ? Quelles sont leurs priorités ?

Les jeunes sont très réceptifs à ce message. Nous avons besoin de cette espérance !

Dans la campagne d’Alain Juppé, les jeunes ont une place centrale. Une place au cœur du dispositif de mobilisation sur le terrain, d’abord. Mais aussi une place au cœur de la réflexion, ce qui est une chance incroyable ! Alain Juppé nous consulte et nous écoute, comme en témoigne son appel à tous les jeunes de France le 30 janvier dernier pour co-construire son projet.

L’objectif était simple : proposer des idées, des remarques, des coups de gueule aussi.

Nous en avons extrait plusieurs propositions. Priorité au chômage et à l’enseignement supérieur avant tout, mais aussi au logement et à la sécurité !

Le 8 octobre prochain, lors d’une grande réunion publique à l’espace Clacquesin, Alain Juppé dévoilera donc ses propositions pour tous les jeunes de France : ceux qui galèrent pour trouver un travail, ceux qui étudient, ceux qui travaillent déjà. 

 

Alain Juppé a brisé un tabou dans son discours en évoquant la nécessité de donner la chance à chaque jeune d'une orientation sélective. Est-ce que vous pensez que les jeunes sont prêts à cette avancée pour mettre un terme à l'échec dans l'enseignement supérieur ?

Notre pays ne peut pas continuer à tolérer un taux d’échec à l’école et à l’université si élevé. Comment réduire le chômage et les profondes inégalités sociales associées sinon ?

Cette dynamique de l’échec en Licence est liée à un défaut d’orientation des élèves vers l’enseignement supérieur. Certaines filières sont en effet peu adaptées à certains profils d’élèves et les taux d’échec y sont alors très élevés : 95% des bacheliers professionnels échouent à obtenir leur licence en 3 ou 4 ans ! Ce n’est pas parce qu’ils seraient moins intelligents que les autres, mais simplement moins bien adaptés et préparés.

Il serait scandaleux de maintenir la situation actuelle où trop d’étudiants s’inscrivent à l’aveugle et sans le niveau requis pour suivre la formation dans laquelle ils sont engagés. Par exemple, donner aux bacheliers professionnels et technologiques une priorité d’accès aux formations courtes (BTS, IUT, etc.) est plus que nécessaire.

Il faut prôner l’orientation sélective qui consiste à placer les étudiants dans les études qui correspondent à leur compétence et aux débouchés professionnels. C’est la condition de leur réussite !

 

La place de l'islam dans notre société est devenue un thème important du débat politique ces dernières semaines. Est-ce que c'est un sujet qu'évoquent les Jeunes - et notamment les Jeunes avec Juppé - et comment réagissent-ils aux initiatives et aux polémiques sur ce sujet ?

Nous souhaitons avant tout faire preuve de sang-froid dans ce contexte aussi complexe. D’autant plus que les jeunes veulent de vraies réponses et, je crois, commencent à en avoir marre des polémiques stériles. 

Avant tout, nous devons respecter avec une grande fermeté les grands principes républicains dont, en premier plan, la laïcité.

La religion musulmane a bien entendu sa place en France à condition que nos compatriotes qui la pratiquent respectent strictement les lois et les valeurs de la République. C’est l’islam radical que nous devons combattre sans relâche par des mesures fortes : dans les prisons, en isolant les détenus radicalisés et en créant une police pénitentiaire, dans les lieux de culte en fermant les mosquées radicales et en expulsant leurs imams. La lutte contre la radicalisation passe enfin par l’école où les valeurs républicaines doivent revenir au centre de l’instruction.

C’est avec ce type de mesures fortes et efficaces que nous viendrons à bout de l’islam radical.