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Hervé Mariton : « Alain Juppé est très attaché à la politique familiale »

3 questions à Hervé Mariton, Député-Maire de la Drôme

 

Hervé Mariton, vous faites partie des personnes très investies sur les questions de la famille à droite, en quoi vous reconnaissez-vous dans le programme d’Alain Juppé ?

Ceux que mon soutien à Alain Juppé a surpris n’ont sans doute pas lu son programme. Alain Juppé est très attaché à la politique familiale. Il est convaincu, comme moi, que la famille est la cellule de base de la société.

Cela se traduit par un effort financier de 3 Md€ en augmentant le plafond du quotient familial à 2 500 €. C’est à destination des familles qu’Alain Juppé réserve ses baisses d’impôts sur les ménages. Cela marquera une vraie rupture par rapport à la politique anti-famille de François Hollande pendant 5 ans.

Comme Alain Juppé, je considère que la marchandisation de l’enfant et du corps des femmes, qu’implique la pratique des mères-porteuses (GPA) est contraire aux principes éthiques. Elle consacre le droit à l’enfant, au mépris de toute considération pour le droit de l’enfant. Personne ne peut encore mesurer les conséquences d’une perte de la filiation biologique si elle devait se généraliser. Ce serait un basculement anthropologique majeur.

C’est la raison pour laquelle il m’a confié une mission avec mon collègue parlementaire Philippe Gosselin pour mettre en place une interdiction effective de la GPA en France et son abolition progressive à l’étranger.

 

Vous êtes porte-parole des Républicains à la commission des finances de l’Assemblée, en quoi Alain Juppé vous semble-t-il le candidat le plus sérieux ?

Alain Juppé est le seul candidat responsable en matière budgétaire. Contrairement à François Fillon, Nicolas Sarkozy ou NKM, il ne souhaite pas « faire baisser les impôts par l’ascenseur et les dépenses par l’escalier ». Cela fait des décennies que la France joue ce jeu dangereux, et le résultat est toujours le même : toujours plus de dette !

Tant que les taux d’intérêt étaient très bas, cela ne portait pas trop à conséquence, mais cette ère touche à sa fin : les taux remontent, en particulier depuis l’élection de Donald Trump. Si nous ne réduisons pas notre dette alors nous serons prisonniers de nos créanciers et contraints de procéder à des coupes sombres, douloureuses et injustes.

Comment peut-on prétendre défendre la souveraineté en acceptant de se mettre dans la main de nos créanciers internationaux ? La France ne doit pas réduire ses déficits pour faire plaisir à Bruxelles mais pour garder la maîtrise de son destin. Seul Alain Juppé est conscient de ces enjeux parmi les différents candidats.

 

Pourquoi estimez-vous qu’Alain Juppé est le mieux placé pour restaurer l’autorité de l’État ?

Les Français attendent tout d’abord que soit restaurée la dignité de la fonction présidentielle, qui a été abîmée par Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012 et complètement abaissée par François Hollande depuis. Ils n’ont pas envie qu’un « Trump à la française » soit porté à la tête de l’État. Alain Juppé a l’expérience, la force de caractère et les qualités morales suffisantes pour rehausser cette fonction et réaffirmer ainsi l’autorité de l’État.

Libéré de toute quête de réélection, il pourra se consacrer tout entier au service de l’intérêt général. Les Français en ont assez des coups de mentons et des synthèses bancales, ils veulent un Président qui tranche sur l’essentiel.

En proposant de construire 10 000 places de prison supplémentaires, d’augmenter les effectifs des forces de l’ordre, de réinstaurer les peines-plancher pour les récidivistes supprimées par Mme Taubira et de rétablir la double-peine supprimée par Nicolas Sarkozy, Alain Juppé se donne des moyens concrets d’action pour restaurer cette autorité de l’État.