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Christophe Béchu : «Mon soutien à Alain Juppé est une évidence»

3 questions à Christophe Béchu, Porte-parole d'Alain Juppé et Sénateur-Maire d'Angers

 

Christophe Béchu, vous êtes maire de la ville d'Angers, sénateur de Maine-et-Loire, pourquoi avez-vous choisi de soutenir Alain Juppé ? 

Mon soutien à Alain Juppé est une évidence. Les Français attendent de profonds changements et rapidement. Nous avons besoin à la tête de notre Nation d'un homme qui a l'expérience de l'exercice du pouvoir. Le temps presse et les enjeux sont multiples et de plus en plus complexe.

Au vu de son parcours, Alain Juppé offre cette expérience. Il pourra ainsi appliquer notre projet de manière rapide, claire et déterminée dès l’élection passée. Il permettra non seulement à la France de se retrouver mais aussi de retrouver sa place sur la scène européenne et internationale, là où de nombreuses questions se jouent également. C’est une impérieuse nécessité !

Je souhaite ajouter qu'Alain Juppé a l'expérience et l'exigence du quotidien. Il est maire de Bordeaux et pour le maire d'Angers que je suis, je ne peux qu'adhérer à ce parcours qui me semble indispensable pour être un élu national efficace, conscient de la vie réelle du pays. Lorsque vous êtes maire, vous êtes interpellé et répondez en direct aux difficultés que vivent nombre de nos concitoyens. Cette expérience vous oblige et vous apprend la nécessité d'être juste... et juste !

 

Juste... et juste ! Que voulez-vous dire ?

Juste au sens de la justice quand est prise une décision ; juste au sens de la justesse dans l'expression publique.

La France a besoin de cette approche. Dans chaque décision que nous sommes amenés à prendre, nous devons garder à l'esprit cette nécessité de justice. La justice doit être la boussole de l'action politique. Il faut un retour de la justice dans l'action !

Je prends un exemple : l'Etat ne peut pas être fort avec les faibles et faible avec les forts ! Nous ne devons pas accepter que les revenus de l'assistanat soient plus élevés que les revenus du travail. Nous ne devons pas accepter que l’Aide médicale de l’Etat permette à des personnes étrangères de se soigner mieux que des Français en situation précaire, que les parents maltraitants continuent à toucher les allocations de rentrée scolaires, que l'âge du départ à la retraite soit différent entre les salariés du public et du privé...

Le personnel politique doit également revenir à une certaine justesse dans ses propos. Si l'abstention augmente, que le vote blanc augmente et que les extrêmes augmentent aussi, c'est en partie qu’il existe un décalage entre des paroles fortes, parfois excessives et clivantes, et des actes « mous », insipides voire inexistants. Ce n'est pas ma conception de la politique.

Nous devons apaiser, rassembler, réformer. Alain Juppé a le recul nécessaire pour apporter la sérénité indispensable à la bonne gouvernance de notre pays et pour nous permettre de regagner en crédibilité auprès de nos concitoyens et auprès de nos partenaires européens.

 

Vous êtes l’un des porte-parole d'Alain Juppé et la question européenne, vous qui avez été député au parlement de Strasbourg, vous tient particulièrement à cœur. Pour quelle raison ?

De nombreuses questions ne peuvent se régler qu’au niveau européen car l'Europe n'est pas une option. Sans l’Union, nous serions insignifiants et vulnérables dans le concert mondial des nations. C’est seulement unis que nous pourrons répondre aux quatre grands défis de demain : le défi économique, le défi sécuritaire, le défi environnemental et le défi culturel.

L’Europe est aujourd’hui à la croisée des chemins. Elle doit faire face à de nombreuses crises, rendant souvent les citoyens de l’Union soit indifférents, soit pire, hostiles. La classe politique est responsable en partie de cette situation. Trop souvent des responsables politiques ont choisi de se décharger sur « Bruxelles »...

La construction européenne est fragile car inachevée. Que voulons-nous ? Que l’Europe nous protège et nous donne les moyens de nous renforcer dans la compétition mondiale. Nous voulons défendre les valeurs de notre civilisation. Pour cela, nous devons, par exemple, redonner une impulsion politique avec les Etats qui acceptent de renforcer leur intégration, renforcer Frontex plutôt que de faire confiance à la Turquie pour la gestion de nos flux migratoires, mettre en place un fort « serpent » fiscal et social européen pour que la zone euro soit plus cohérente, imposer davantage encore la réciprocité dans les échanges commerciaux, favoriser les entreprises européennes lorsque cela est possible légalement…

Le chemin sera long, difficile, mais nous ne ferons pas face aux enjeux de demain seuls. La France doit être de retour sur la scène européenne. Nous le devons aux générations futures car seule l'Europe nous permettra de conserver notre souveraineté.