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2 questions à Rémy Louis Budoc

Animateur du comité AJ en Guyane. Rémy-Louis Budoc est Docteur en Economie-Gestion, Directeur membre du directoire du Grand Port Maritime de la Guyane et Ancien membre du CESE.

 

Pourquoi êtes-vous convaincu qu’Alain Juppé saura répondre efficacement à chacun de ces enjeux ? Quelles propositions formulez-vous à son adresse pour les relever ?

Alain Juppé est venu en Guyane écouter la population, comprendre les problèmes du territoire pour apporter des réponses adaptées à nos réalités concrètes. Il est humaniste tout en affirmant son autorité dès lors que le lien social est en cause. Nous comptons sur lui pour promouvoir l’entreprenariat afin de lutter contre le chômage, par exemple le secteur minier qui promet des milliers d’emplois pérennes et que nous devons valoriser ; pour qu’un dispositif réglementaire, voire législatif novateur, permette de réguler l’afflux d’immigration clandestine qui, qu’on le veuille ou non, pèse sur les indicateurs sociaux de la Guyane ; pour que les plans de lutte contre les trafics en tout genre (insécurité sud-américaine, drogue, armes, orpaillage…) soient vraiment efficaces.

 

Lorsque l’on discute avec les Guyanais ils évoquent régulièrement un sentiment d’abandon de la part del’Etat . Quelles sont vos propositions pour renforcer la continuité territoriale ?

Nous n’avons pas besoin de rupture, la Guyane est déjà en soit, une rupture (intérieur enclavée par rapport au littoral dans cet immense territoire de la République, innombrables richesses endogènes et maritimes). Bien au contraire, nous avons besoin de solidarité avec mieux d’Etat au niveau économique (renforcer les dispositifs en faveur de l’entreprises, revoir les normes européennes - élargir l’article 349 du TFUE - pour mieux coopérer avec les pays voisins), sanitaire (des hôpitaux dignes de ce nom), de l’éducation (accompagner la montée en puissance de l’Université de la Guyane et les compétences professionnelles). Un véritable plan « Guyane 2030 » frastructurant doit être mis en œuvre et financé dans le cadre d’un « Plan Juncker ultramarin » à négocier entre l’Etat, Bruxelles, la BEI et les présidents des régions ultrapériphériques, tel que cela avait été proposé par les présidents des régions ultrapériphériques (RUP) en 2015 en Guadeloupe.